Suzie Crawler

Tout a commencé quand Suzie Crawler nous a confié, en septembre 2019, ses carnets de notes numérotés de 1 à 10. Certaines pages demeuraient collées entre elles, révélant une censure volontaire. D’autres restaient pour nous illisibles. Les annotations étaient pour la plupart en anglais, d’autres en français, d’autres en idiome québécois. Chaque carnet contenait un nombre important de pages volantes, parfois très abîmées, dont le contenu défiait toute logique chronologique. Certains passages ont été intégrés tels quels, manuscrits, sans réécriture ni remaniement. Cette histoire est celle d’une femme peu ordinaire, un besoin d’exister sans concession, une recherche d’absolu toujours déçue, un regard aiguisé sur la société. L’histoire de sa vie raconte sa recherche du lien invisible, celui qui relie les êtres entre eux, à la nature, à la spiritualité. Le hasard a conduit Suzie jusqu’à nous le 25 juillet 2019. Nous avons commencé à travailler dans l’insouciance et la joie. Puis sont venus des temps troublés par un virus mortel. Nous avons retenu notre souffle avec elle, pendant des mois, dans l’incertitude. Fin 2019, nous avons hérité d’un onzième carnet, en cours d’écriture, qu’elle nous a imposé et qui fut l’objet de beaucoup de discussions ! Suzie était probablement la personne la moins qualifiée pour porter le message qu’elle nous délivre. Une personne déracinée, isolée, qui échoue dans tous les liens qu’elle tisse avec les autres. Malgré ce, elle a porté ce message avec obstination. Son constat tient en quelques mots : L’humanité a perdu quelque chose en route.
Les connexions invisibles.

Anne Eliayan & Christian Pic

Toutes les photos ci-dessous sont tirées à 30 exemplaires sur papier contrecollé sur aluminium. Vous pouvez vous renseigner au 06 59 35 57 51 pour toute question. Vous pouvez retrouver également toutes ces photos dans le livre « Radiographie de l’incertitude » publié aux éditions Vivre Livre Vivre Libre, ISBN 978-2-490847-23-5 dépôt légal juin 2020, 340 pages, 30 euros.

UN CHAR À NYC
Radiographie de l’incertitude page 41 Grand-oncle nous avoua qu’il avait de plus en plus de mal à conduire dans New York. Effectivement je l’ai vu démarrer son char en montant sur un trottoir, les passants ont dû s’écarter.
UNE FENETRE NEW YORKAISE Radiographie de l’incertitude page 44 Une petite fenêtre qui donne sur un escalier de secours rouillé et un mur de briques constellé de fientes de pigeons. C’est l’image pour moi la plus représentative de cette ville. Ces escaliers donnent peut-être accès à des mondes mystérieux, sur les toits.
AVENUE
Radiographie de l’incertitude page 48 Mes photos[…] Je les déchire, je les abîme. Le résultat me surprend sans me séduire. Cela traduit ma fièvre mieux que des mots.

LIE-BERTY
Radiographie de l’incertitude page 49

MA COLÈRE NOIRE
Radiographie de l’incertitude page 51
LET’S SEE MY SEA Radiographie de l’incertitude page 83,84,87 Suzy m’indique des longues plages désertes en bordure de routes et des chemins inaccessibles. Elle a deviné que je suis une exploratrice dérangée.
MY CAMPUS
Radiographie de l’incertitude page 100
NYC PART 2
Radiographie de l’incertitude page 142,146,149,166
Y.M.C.A
Radiographie de l’incertitude pages 178,179,182,192
Chaque chambre porte en elle la marque d’un monde qui sombre. Souvent un seul objet donne à voir ce qui existait avant.Avant. Mais avant quoi ? Y a t’il une seconde fragile où tout bascule ? J’essaye de deviner avec eux ce qui a provoqué la chute. A travers tout cela, j’essaye de capter les vestiges. Un pantalon sur une chaise, un poste de radio, des chaussures à claquettes bicolores,…
MY MORROCO Radiographie de l’incertitude pages 220, Je pars au Maroc dans deux semaines. Je voulais partir, n’importe où, mais loin. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette destination au comptoir de l’agence de voyage,…

MY INDIA
Radiographie de l’incertitude page 220.
Cinq heures du matin et j’ai l’impression que la fourmilière ne s’est jamais apaisée…

NYC PART 3 Radiographie de l’incertitude page 246
MY ITALY
Radiographie de l’incertitude pages 258,259.
Les italiens ont la particularité d’avoir su conserver une foi pratique, pragmatique, présente à tous les instants de bonheur ou de peine. En Sardaigne, les églises sont partout. Je m’y promène avec un émerveillement sans cesse renouvelé. Les statues me parlent d’humanité plus encore que de sainteté. Leurs regards sur le monde est bienveillant, humble, leurs bras sont tendus vers ceux qui les visitent….
MISSING THE INVISIBLE CONNECTIONS
Radiographie de l’incertitude page 289,290,301,302.
Les icônes ont des vêtements usuels, proches du peuple, des gestes de la vie quotidiennes, des visages et des regards qu’il serait facile de croiser dans notre voisinage. Ils portent en eux une vision sociale de l’humanité. Cette iconographie est inscrite dans notre univers depuis des centaines, milliers,…
MY FRANCE
Radiographie de l’incertitude page 266,329,337.

LET’S SEE MY MEDITERRANEAN SEA
Radiographie de l’incertitude page 272.

© 2021 Anne Eliayan – Christian Pic et Suzie Crawler
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