Muraillettes

Bordant parfois les deux côtés du chemin, élevées de plus de trois mètres, les muraillettes composent un paysage où le ciel seul n’est pas fait de pierres

Le matériau qui les constitue est, le plus souvent, la roche austère que l’on arrache au rocher des Mouleyrès, au pied même des murs.

D’autres fois, ce sont des pierres de récupération qui ont servi : cayrons posés couchés, claveaux détachés d’un arc, blocs du rempart augustéen, montés pêle-mêle, calés par des morceaux de carrelage de sol ou de tuile, avec, de loin en loin la calotte havane d’un galet de Crau.
A ces irrégularités, ces rugosités, un maçon virtuose a su imposer une mise en œuvre rigoureuse qui définit une ligne parfaite à l’ensemble, lié par un mortier de chaux gris clair, qui donne une cohésion et lisse toutes les anecdotes que raconte chaque pierre.

Rempart d’une forteresse oubliée ou stylobate d’un palais archaïque, ces constructions ont des allures de vestige, et un parfum d’éternité.

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muraillettes arlésiennes  Arles-Gallery- galerie de photos Anne Eliayan

 

Publié le mardi 18 novembre 2014

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