Le lion et Arles : félin pour l’autre

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Hic sunt leones

(ici sont les lions)

DSCN0178 xsÀ chaque coup de ciseau, le sculpteur dégage du bloc de pierre l’image achevée qui s’est formée dans son esprit.
DSCN315 xs1Dans la représentation pétrifiée d’une créature vivante, c’est un univers symbolique qui est contenu dans la matière qui tient lieu de chair ou de pulpe.
DSCN2237 xsAinsi s’épuise-t-on à rechercher l’amoncellement des significations, naïves ou volontaires, qui ont amené à sculpter, dans les matériaux les plus variés, les lions qui parsèment la ville.
DSCN3741 xsCombien, parmi ceux qui donnèrent forme à cette troupe de fauves, avaient pu contempler un animal de chair, avant d’en dessiner les contours ?
P1070529 xsPourquoi d’ailleurs, s’intéresser à la précision anatomique quand, en fait, seule compte la charge symbolique ?
P1070746Le lion, toujours redoutable, décline ses messages, qu’il soit de Némée, avec Daniel, de Saint-Marc, armorial, anthropophage, assis, issant**, rugissant, léopardé ou seulement beau.
P1070551Aussi nombreux dans la ville que les dangers dans une existence, ils sont les sentinelles qui aiguisent la vigilance de celui qui, à Arles, ne prendrait pas garde à la douceur des choses.

Jean-Marc Bernard

autographe jm 1 5x3

** issant : naissant, ancien français issir, sortir, du latin exire. Se dit des animaux héraldiques qui paraissent sortir, plus ou moins à mi-corps, d’une partition, des bords de l’écu, d’une pièce ou d’un meuble (nda = Vous venez d’apprendre un mot ! ).

P1070406 xs
nda = notes d’Anne

Publié le vendredi 20 mars 2015

© 2015 Anne Eliayan – Toute reproduction interdite – Tous droits réservés.

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