Novembre 2014

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 arles-gallery-journal

JOURNAL AU FIL DU RHÔNE

NOVEMBRE 2014

C’était en novembre 2014, le début de l’aventure pour Arles Gallery.
Retrouvez ci-dessous tous les articles pour ce mois là.

FRISE SIMPLE VERTE

Aujourd’hui nous sommes le 02 novembre 2014
Et le soleil brille sur Arles.

St-Honorat-église-arlésienne des Alyscamps Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan

L’église Saint Honorat date du 11ème siècle, son clocher, visible de loin, abritait une lanterne des morts qui restait allumée en permanence.
Ce « phare » donnait la direction aux pèlerins qui venaient se recueillir sur les tombes du martyr Saint Genest et d’autres remarquables personnages… et en particulier Saint Honorat.
C’était vraiment un beau personnage. Alors qu’il arrive à Arles, en qualité d’évêque, il trouve les caisses pleines des richesses amassées par ses prédécesseurs. Il décide alors de redistribuer ce trésor devenant ainsi très aimé des arlésiens qui, à sa mort, l’enterreront solennellement aux Alyscamps.

L’enfer est pavé de bonnes intentions comme les pierres du parvis de Notre Dame de la Major.
Il est une église, non loin des arènes, construite au IV eme siècle sur un ancien temple dédié à la Bonne Déesse. Elle a été appelée d’abord Sainte Marie Majeure, puis Notre Dame de la Major.
Son parvis est composé d’un assemblage de pierres d’une très grande beauté.
« L’enfer est pavé…  » Cet adage utilisé si souvent dans maintes banales conversations ! Les maladresses qui partent d’un bon sentiment pourraient recouvrir les chemins menant à l’enfer pour un peu qu’on y croit et pour un peu qu’on se laisse aller à penser pour les autres..
Ici, sur cette place, chaque pierre est unique et parfaite dans l’ensemble.
Cela nous ramène à notre condition humaine : nous aussi nous avons tous une place unique.
Faisons en sorte de ne faire trébucher personne et émoussons nos angles et arrêtes pour être plus doux sous les pas hésitants des petits enfants.

Pierre tombales
corps tombés
sombres tombes
les feuilles tombent
doucement,
sur votre ombre

Toc, toc, toc, porte ouvre toi ! Sur des cours bourgeoises aux grands platanes majestueux, aux jardins secrets ceints de murs épais, sur des plafonds sculptés, sur des murs de pierres taillées sur des tomettes cirées.

pavés et calades dans Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan
D’où l’expression « … sur le haut du pavé » qui veut dire « à la meilleure place ».
J’imagine très bien une certaine Marie Tin té ben descendre avec une infinie précaution, perchée sur ses fins talons, les degrés irréguliers.
Les belles dames du 19ème siècle avec leurs bottines n’étaient pas à la fête sur ce dallage.
C’était moindre mal lorsqu’elles pouvaient se tenir le plus loin possible du dénivelé central utilisé pour l’évacuation des eaux -usées- c’est à dire sur le haut du pavé, le plus près possible des murs, une fois leurs ombrelles de dentelles repliées.

soupirails dans les rues Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan
Un soupirail soupire devant les pas des passants pressés qui ne le regardent jamais.
Ses barreaux sont rouillés, ses pierres, noircies et mouchetées.
Pourtant il offre de délicieux mystères, des caves fraîches voûtées où le vin attend d’être débouché et des abris pour les chats égarés.

fin d'été arlésien
L’automne est là : Les piscines se bâchent. Le Mistral emporte les chaises de jardin comme les amours de juillet.

Aujourd’hui nous sommes le lundi 3 novembre 2014

Le ciel s’annonce nuageux.
Nous ne nous connaissons que depuis hier, et je dois vous avouer avant d’aller plus loin que je ne suis pas un cordon bleu. Non ! Inutile d’insister.
J’ai fait une série de photos « criminelles » dans ma cuisine. Quand je suis dans cette pièce, il est préférable de ne pas m’approcher si je tiens un couteau dans mes mains, tant j’ai la tension qui monte.
J’ai aimé faire le texte qui accompagne cette série intitulée : recette arlésienne et j’avais envie de le partager avec vous.

recettes arlésiennes Pour Arles Gallery galerie de photos par Anne EliayanNatures mortellement frugales.
Le crime aurait pu être mieux organisé mais j’avais trop faim.
La scène aurait pu être mieux nettoyée mais je suis trop gourmande.
Les fruits auraient pu être plus mûrs mais je suis trop impatiente.

FRISE SIMPLE VERTE

 Aujourd’hui, mardi 4 novembre

la pluie m’a rappelé un poème de Verlaine que je trouve si beau.
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

… et puis, pour passer le temps, j’ai ouvert mes vieux cahier de lycéenne.
Cet été, j’ai pu visiter mes anciennes classes, aujourd’hui abandonnées.
La pluie, les cahiers, les photos que j’avais pris de l’endroit, m’ont donné l’idée de travailler sur le thème de l’école.

mistral xs

 Aujourd’hui mercredi 5 novembre… les jours sont de plus en plus courts.

Hier, je suis allée au pont de Langlois.
Le pont n’est pas celui que Van Gogh a peint.
Durant la 2ème guerre mondiale tous les ponts du canal ont été bombardés. Sauf un. Il a été déplacé et remonté ici, d’ailleurs, pas tout à fait au même endroit que l’original.
La lumière était très étrange, fragile, comme malade, et tentait de percer les nuages noirs.

L’endroit n’en était que plus beau.
Le vent soufflait fort. Je suis restée un bon moment. Personne n’est venu.


Pont de Langlois peint par Van Gogh pour Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan

Moi, au milieu de cet espace sauvage, où l’eau du canal se marie avec le bois, les pierres et les herbes folles, j’ai voulu vous transmettre ce que je ressentais à cet instant : une sensation enivrante d’absolue solitude.

J’ai fait une série d’autoportraits qui complète la page
QUI SOMMES NOUS ?
Si j’ai mis un pluriel (et non « qui suis-je ? »), c’est que j’espère pouvoir inviter quelques talents arlésiens. J’aurai alors plaisir à vous les présenter aussi.

rochers des arènes Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan

 Jeudi 6 novembre 2014

Belle journée ensoleillée, mais comme d’habitude en cette saison, le mistral s’en mêle.

Ces derniers jours, j’ai traversé la place du forum, désormais désertée par les touristes, et que se réapproprient les arlésiens.

Vendredi 7 novembre 2014

place de la république pour Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

En traînant ses guêtres sur la place de la Mairie on peut tremper ses doigts dans l’eau fraîche de la fontaine et s’asseoir sur un banc. Alors, on est parfaitement installé pour observer les passants pressés, les jeunes mères aux landaus, les mamies contentes de se retrouver, et encore, et toujours, quelques touristes et leur guide.

Samedi 8 novembre 2014

Encore du soleil !

 une porte arlésienne xs

Dimanche 9 novembre 2014

Ce site a une semaine de vie…

Aujourd’hui il peut encore. Les forains replient leurs manèges pour partir vers une autre ville, dès demain.
fin de foire arlésienne xs

Je regarde le soleil se coucher sur le Rhône, sous l’œil sévère du lion.
Quai du Rhône pour Arles Gallery galerie de photos par Anne Eliayan

FRISE SIMPLE VERTE

Lundi 10 novembre 2014

Après la pluie d’hier, la lumière est aujourd’hui très belle.
Les pierres des arènes, se sont parées d’une belle couleur ocre.

 

frise 10

Mardi 11 novembre 2014

… et si l’Histoire c’était, par hasard, quelques images persistantes sur notre rétine ?

mercredi 12 novembre 2014

Quelques uns ont les clés d’Arles. Bientôt un de ces gardiens, attentif à conserver le riche patrimoine de la ville, viendra lui aussi contribuer au site d’Arles Gallery.
En ce début de novembre, il m’a fait faire un tour de ville assez exceptionnel que je vous livrerai par planches. C’est la raison de l’emploi du « nous » dans le texte qui suit… et dans les prochains également. Patience ! Vous en saurez plus très vite.

 Nous allons voir l’aqueduc romain, tranché par le boulevard Emile Combes. On pourrait croire qu’en son intérieur des blocs de pierres ont été rajoutés… Ce n’est pas ça ! C’est le dépôt calcaire qui a fait son œuvre, discrètement, alors que l’eau a cheminé ici durant un millier d’années.
Les remparts d’Auguste, vus du boulevard, présentent à ceux qui veulent bien les observer, ses deux périodes de construction : les murs de petites pierres blanches ont été construits au 1er siècle avant JC, quant aux parties utilisant de pierres plus larges -la tour des Mourgues en est un bel exemple-elles datent du 13ème siècle.
Et dans la montée Vauban, délicieuse surprise, un cadran solaire connait une deuxième vie.
Posé désormais au ras du sol, donnant une heure approximative, il ne s’offre plus guère qu’aux regards de ceux qui marchent en regardant leurs pieds.

Jeudi 13 novembre 2014

Aujourd’hui je bois le café avec une amie retrouvée.
Petit retour dans le passé : il a existé à Arles, il y a quelques dizaines d’années -nous n’en dirons pas plus… Une vieille usine désaffectée, au sud de Trinquetaille, en direction de la mer, et qui avait brûlé.
L’odeur des lieux était très étrange, mêlant fragrances de bois calcinés et émanations infectes de produits chimiques et de plastiques fondus.
Les poutres tombées au sol, enchevêtrées, rongées par le feu offraient un splendide spectacle de désolation. De quoi satisfaire ma naissante obsession des lignes qui se croisent.
L’endroit était désert. Il m’a plu.
J’ai convaincu cette amie, de poser dans ces décombres. Elle était un peu déçue quand elle a su qu’on ne verrait pas son visage.

J’avais fait ce tirage sur du papier « Gallery » justement. Le lieu n’existe plus, remplacé par la voie rapide, mais les photos sont là.

vendredi 14 novembre 2014

En nous promenant autours des arènes nous passons à côté des murs de pastouire.
Ça, c’est le mot provençal, mais on appelle cette technique, plus communément et en français « maçonnerie de moellons ».
Ces murs simples sont faits de tout-venant, de la pierre qui tombe sous la main du maçon.
Sans fard, ils sont d’une beauté brute.
Ici, un bout de tuile où l’on arrive à lire la fin du mot « Marseille », là, des pierres de différents tons. Arrivé au bout de sa rangée, et avant d’en entamer un nouvelle, on peut imaginer que le bâtisseur d’un autre âge a regardé le tas à ses pieds, et, rassuré par le nombre important, a continué son empilage arbitraire.

pastouire xs

La pierre de cassis, brillante, et grise, et rose, est utilisée pour les marches.
On la « boucharde » pour éviter que les belles ne tombent par temps de pluie car son bel aspect poli, la rend glissante.
Boucharder : Si le mot vous est inconnu imaginez une sorte de gros marteau, à la table de frappe couverte de petites pointes, et vous comprendrez l’origine de ce noir mouchetage.
Ces traces de bouchardes sont aujourd’hui presque effacées. On les devine, épargnées, là où les pas ne se posent jamais : aux angles des degrés.
Quant aux vieux murs vermiculés des pierres antiques de Fontvieille, battus par le vent et la pluie, rongés, ils semblent nous raconter des histoires dans une écriture inconnue.

FRISE SIMPLE VERTE

Samedi 15 novembre 2014

Saint Blaise sait se faire discrète du haut de sa colline.
Quand j’étais plus jeune, j’en ai creusé le sol -avec les amis du vieil Arles- sans jamais trouver une seule pièce.
L’édifice garde, pour moi, tout son mystère…

frise 12 bis

Dimanche 16 novembre 2014

Un grand photographe arlésien s’en est allé, pourtant le cruel soleil est toujours aussi éclatant, comme si de rien n’était.

Voilà que le lundi est revenu… Lundi 17 novembre 2014

Pendant que le ciel pleut et que la ville pleure je continue à traîner mes bottes sur les calades.

rempart-auguste xs

Et encore lundi 17 novembre 2014

Bienvenue Jean-Marc… Voilà que le blog accueille celui qui connait le moindre caillou de cette ville ! Si vous voulez en savoir plus rendez vous à la page Qui sommes nous ?

« Arles manque de cohérence.

Venu de la belle place de la République, passé sous le majestueux archevêché pour rejoindre le cloître de Saint-Trophime, le promeneur empruntera un des rares itinéraires arlésiens épargnés par le débordement des offres commerciales.

Là, s’il n’est pas assez familier des lieux pour regretter l’ombre des sophoras qui permettaient jadis de venir lire dans cette grande cour si calme et à la fois si proche de l’agitation de la ville, il profitera s’il est attentif, d’un des plus surprenants mélanges d’histoire et d’architecture.

Pendant mille ans, les évêques d’Arles imposèrent à ce lieu chacun une vision personnelle, une campagne de travaux.
Le résultat, si l’on prend le temps de le lire, ce n’est plus le palimpseste habituel des façades de cette ville, que l’observateur patient déchiffre aisément.

Là, c’est un cours d’archéologies que l’on prend, dans l’enchevêtrement des formes, la diversité des appareils de pierre, la superposition des usages.

Une porte ogivale ouvre sur le vide, à dix mètres du sol ; six arcs distincts couvrent la même baie, cachée à moitié par un contrefort ; une fenêtre classique perce un appareillage roman…
Ce mélange ne semblait pouvoir produire qu’une cacophonie, c’est pourtant un chœur puissant qui va s’en dégager, ample, serein.

Comment fonctionne, partout dans cette ville, la primauté de l’ensemble sur le disparate, voilà un mystère qu’il faut se garder de dissiper, s’il était possible d’y parvenir.
Cette ville sait trouver le ciment qui lie et fédère, agglomère à son tour la nouvelle construction, si elle est digne d’elle.

Cette cohérence, c’est Arles ».

autographe jm 1 5x3

cours de l’archevêché Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

Mardi 18 novembre 2014

Les Muraillettes

Bordant parfois les deux côtés du chemin, élevées de plus de trois mètres, les muraillettes composent un paysage où le ciel seul n’est pas fait de pierres

Le matériau qui les constitue est, le plus souvent, la roche austère que l’on arrache au rocher des Mouleyrès, au pied même des murs.

D’autres fois, ce sont des pierres de récupération qui ont servi : cayrons posés couchés, claveaux détachés d’un arc, blocs du rempart augustéen, montés pêle-mêle, calés par des morceaux de carrelage de sol ou de tuile, avec, de loin en loin la calotte havane d’un galet de Crau.
A ces irrégularités, ces rugosités, un maçon virtuose a su imposer une mise en œuvre rigoureuse qui définit une ligne parfaite à l’ensemble, lié par un mortier de chaux gris clair, qui donne une cohésion et lisse toutes les anecdotes que raconte chaque pierre.

Rempart d’une forteresse oubliée ou stylobate d’un palais archaïque, ces constructions ont des allures de vestige, et un parfum d’éternité.

autographe jm 1 5x3

muraillettes arlésiennes  Arles-Gallery- galerie de photos Anne Eliayan

Mercredi 19 novembre 2014

Aujourd’hui c’est jour de marché, mais le froid commence à venir et les passants sont plus pressés.
Lorsque je m’arrête à un étal je demande l’autorisation de prendre des photos.
Parfois j’ai un refus pincé.
Mais, la plupart du temps, le marchand -ou la marchande- se prennent au jeu : « Je vous préviens que si vous me prenez en photo c’est plus cher ! » ou encore « Vous devriez vous mettre dans ce coin pour avoir un meilleur angle de vue !  » et même « N’insistez pas je ne poserai pas tout nu ! », de brefs dialogues plein de bonne humeur.
Parfois même, je fait un compliment sur la façon dont les produits sont présentés, et j’ai droit, alors, à un grand sourire.

 

plume arlesienne frise

jeudi 20 novembre 2014

Les feuilles des micocouliers commencent à tomber sur le boulevard Emile Combes, jaune d’or sur le gris de l’asphalte…
J’offre ces photos à ceux qui aiment les noirs profonds.

Arles noir et blanc  Arles-Gallery- galerie de photos Anne Eliayan

frise de volatiles arlésiens

vendredi 21 novembre 2014

Je suis une arlésienne-arménienne.

arlésienne arménienne

 

entree archevechée frise

Samedi 22 novembre 2014

On peut les voir partout dans Arles.
Ce sont comme des sentinelles, sans bras, immobiles, silencieuses, prêtes à servir si le besoin s’en fait sentir.
Le paradoxe est que, bien qu’elles soient d’un rouge vif, il est rare qu’on les remarque : les bornes incendie.

sentinelles-pompiers Arles-Gallery- galerie de photos Anne Eliayan

Dimanche 23 novembre 2014

Personne ne peut trouver, qui ne sache ce qu’il cherche.
Ainsi le patrimoine d’Arles s’est-il encore enrichi d’une manière vraiment inattendue.

Au fin fond d’une zone industrielle vieillissante, une usine fabriquait depuis longtemps des pâtes alimentaires.
Les bouleversements de notre monde sont tels que l’on considéra comme trop coûteux de remettre en route la fabrique vieillotte, après qu’elle fut inondée.
Les ouvriers licenciés eurent beau arguer que leur métier serait obsolète quand plus personne ne mangerait de pâtes, et que fabriquer des pâtes au loin pour les manger ici n’était pas forcément un bon calcul, rien n’y fit, et l’on ferma l’usine, et l’on vendit ses machines.

Ne restèrent en place que les hangars, dans lesquels entrèrent un jour deux jeunes hommes, l’un spécialiste de la corrosion des métaux, l’autre archéologue, qui cherchaient là un lieu pour abriter leur entreprise.
Ces deux compétences passionnées n’étaient pas réunies par hasard à Arles, mais attirées par le prestige d’un patrimoine exceptionnel, où leur activité trouverait une place naturelle.
Dès l’entrée, ils comprirent que la qualité de réalisation du hangar ne pouvait trouver sa justification que dans une origine prestigieuse.
Ils firent leurs recherches, et découvrirent que cette halle provenait du grand palais de l’exposition coloniale de Marseille en 1906, réalisée par les ateliers Eiffel.

Le patrimoine d’Arles enrichit là encore son étonnante diversité, pour une époque de laquelle on n’espérait rien, à un emplacement pour le moins curieux.
Mais ce patrimoine n’aurait pu être révélé sans la passion de ses habitants, qui surent lire la qualité de la structure au-delà de la présentation qui leur en avait été faite.

autographe jm 1 5x3

Structure Eiffel Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

 

Lundi 24 novembre 2014

Je ne sais pas vous, mais moi, l’émotion me donne envie de pleurer. Là, j’avais l’eau au bord des cils…
C’est après avoir lu le texte de Jean-Marc que je me suis rendue compte que je n’étais jamais allé voir ce qu’était devenue l’usine Lustucru.
J’ai admiré la sublime et impressionnante structure Eiffel, un peu trouvée par hasard car elle n’est pas située au début du terrain (et il est possible de rebrousser chemin avant).
Mais ce n’est pas tout…
J’ai découvert un musée sauvage, sans guide, ni sens de visite, aux grandes toiles à même les murs.
En ce matin de novembre, j’ai été l’unique visiteur et je n’ai pas eu assez de mes trois yeux pour voir tout ce qui m’était offert, car l’entrée était libre.
Certains diront que l’endroit est insalubre, je préfère y voir comme un symbole : celui de la débâcle des hommes au nom du profit et la bataille déjà gagnée par les herbes folles et la poussière. L’expression de quelques uns, aux inoffensives bombes de peinture, fait office de résistance.
 

Mardi 25 novembre 2014

C’est la pluie qui domine cette journée.

Nous voilà donc dans une enclave hors de la ville et de notre temps, où l’esprit se plait à replacer les décors, à entendre même les clameurs de la foule, les rires.
Et c’est là, assis sous le figuier familier des ruines, que la vérité nous apparaît.
Partout gravés dans les pierres, ce ne sont que troncs, vrilles, feuilles, pampres, chatons, stolons.
La part du minéral, qui semblait totale, s’amenuise au profit de sa référence.
Derrière la ville figurée, c’est la forêt qui apparaît.
La rigueur humaine disparaît pour céder à celle – plus grande, plus parfaite, de l’infiniment petit au planétaire voire à l’universel, moins naïve et évidente – de l’ordre naturel.
Cette architecture, qui fut la source de toutes les autres, au moins de toutes les nôtres, puise sa seule inspiration dans les formes observées dans la nature. Qui ne saura observer arbres, bêtes, roches et plantes restera à jamais ignorant du message qu’elle délivre.
Comme le voyageur qui apprit dans ses périples qu’il ne verra jamais rien de plus passionnant que ce qu’il apercevait du seuil de la maison de son père, mais qui, pour savoir cela, avait dû faire le tour de la terre, c’est une promenade dans les bois qui nous donnera la plus complète et la plus sensible leçon d’architecture.

autographe jm 1 5x3

Avec ce texte, je suis partie me promener entre deux averses dans le jardin de pierre. Maintenant je sais pourquoi on peut dire que c’est un jardin.
fleurs du jardin de pierre théâtre antique Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

FRISE SIMPLE VERTE

Mercredi 26 novembre 2014

Il pleut tant que le Rhône va finir par monter… Est ce un prochain thème pour les photos ?


Théatre antique Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

 

entree archevechée frise

Jeudi 27 novembre 2014

Pour changer j’ai mis la planche du jour dans un Article sur le côté gauche qui s’intitule « Que de ronds! » mais qui aurait pu s’appeler également « Que d’eau ! » car il pleut encore…

 

Vendredi 28 novembre 2014

Il a plu cette nuit des seaux d’eau… encore.
Pour moi, l’une des premières règles de l’art est la recherche du beau et du plaisir.
Forcément aussi il y a, au passage, des messages comme : « J’aimerais que vous aimiez Arles comme je l’aime ! »
Aussi, ne cherchez pas de logique dans mes publications qui sont parfois à plusieurs endroits (parfois non), dans des articles, le journal, ou la galerie.
A vous de vous promener, selon votre propre inspiration, dans ce blog que je nourris affectueusement, comme un jeune enfant.


Rues et monuments Arles Gallery galerie de photos Anne Eliayan

Dimanche 30 novembre 2014

Allez donc voir l’Article sur les quais du Rhône à Arles .

frise de volatiles arlésiens

arles-gallery-journal

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