Exposition collective l’Arlésienne

Philippine Cauffopé ne savait pas qu’elle traverserait le temps. En ce milieu de XIXeme siècle, elle est fiancée à un jeune homme, neveu du poète Frédéric Mistral. Une lettre dénonciatrice parlant de sa légèreté de moeurs (peut être écrite par un autre soupirant?) rompt les fiançailles car le code familial dans notre région est sévère à cette époque. Le mariage n’aura pas lieu ! La malheureuse affaire se termine par le suicide de Jan, le promis.
Cette histoire est vraie et a inspiré l’Arlésienne.

Daudet est alors âgé de 23 ans quand il commence à travailler sur ce projet à partir du récit de Mistral. Le jeune écrivain s’arrange de la réalité : pour la cohérence de l’intrigue , la fiancée qui est de Béziers devient arlésienne, et, alors qu’elle est issue d’un milieu bourgeois, elle sera artisane.

L’auteur dit :
“Il n’y a pas d’arlésienne dans ma pièce : il n’y a qu’une ombre. On en parle ; mais on ne la voit pas. Mon action se passe en Camargue, au bord du Rhône. ”

D’abord une nouvelle dont la 1ere parution date du 31 aout 1866, puis une pièce de théâtre et enfin un opéra. Le projet Daudet-Bizet mettra six ans à se concrétiser.

C’est le point de départ aujourd’hui de cette exposition. Chacun l’a décliné en toute liberté et à sa façon.

© 2018 Anne Eliayan – Toute reproduction interdite – Tous droits réservés.

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *